Jean-Jacques Mancardi

Biographie

Jean-Jacques Mancardi a suivi un itinéraire original. Cet artiste si fidèle aux canons de la sculpture classique n’est passé par aucune école d’art. Forgeron et compagnon du tour de France, il commence par réaliser des sculptures en acier.

À la suite d’un accident, il se met au dessin et à la sculpture sur bois. Puis c’est la découverte de Carrare, de ses carrières, de ses sculpteurs. Il se met alors au marbre – blanc de Carrare ou noir de Belgique.

Sans abandonner la taille directe dans le marbre, Jean-Jacques Mancardi s’est converti au bronze, gagnant ainsi une liberté que le sculpteur armé de son seul ciseau n’aura jamais, et donc la possibilité de varier infiniment le motif. Il réalise ses bronzes selon la méthode de la cire perdue.

Actuellement, le monde des Workers et des Graffeurs alimente son inspiration. Les workers, dans la continuité des grands bâtisseurs de cathédrale et pour mettre à l’honneur ces hommes qui construisent nos lieux de vie et de travail.

Les graffeurs, ceux qui s’expriment sur tous les supports, qui colorent nos vies, leurs peintures murales, descendent tout droit des peintures préhistoriques et plus récemment des fresques pour devenir de l’art urbain.

Sa vision

La sculpture, ma passion, donner vie à mes oeuvres, par des attitudes, des expressions.

Je travaille avec des modèles pour que la position du corps soit naturelle, mais aussi pour saisir le mouvement, l’instant qui précède le déséquilibre, l’attitude vraie, qui laisse l’imagination poursuivre le geste...

J’apporte une grande attention aux visages, aux expressions que je peux faire passer, à la beauté d’un trait, au caractère, aux sentiments qui peuvent transparaître.

Je réalise mes sculptures en modelant la cire dans un premier temps pour donner la forme initiale que je sculpte ensuite avec des outils chauds, pour révéler tous les détails, visages, mains, pieds.... Je monte les pièces en grappe, cette dernière est noyée dans du plâtre réfractaire contenu dans un cylindre. Il va passer plusieurs jours dans un four de décirage pour faire fondre la cire, qui va laisser son empreinte, et cuire le plâtre. Plus aucune trace d’humidité ne doit subsister car dans ce cylindre sorti du four à 800°, on va y couler le bronze en fusion à 1100°. Dès que le bronze à refroidi, je détache mes sculptures de la grappe, les passe au sablage, les cisèle, et ensuite je les patine.
Cette ultime étape apporte la couleur au bronze, des apports de pigments naturels dans des oxydes de fer ou de cuivre, que j’applique au pinceau sur la pièce chauffée au chalumeau.

Sa Galerie